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La justice valide la limitation de vitesse à 50 km/h sur le périphérique

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Depuis octobre 2024, les automobilistes et les motards doivent lever le pied. © FC

Saisi par des associations de conducteurs automobiles et de motards, et par des particuliers, le tribunal administratif a donné raison à la mairie de Paris.

Il n'y aura pas de marche arrière. La réduction de la vitesse maximale autorisée sur le boulevard périphérique de 70 à 50 km/h, instaurée en octobre 2024 par la mairie de Paris, demeure la règle. C'est ce qu'a décidé le tribunal administratif de Paris. Saisie par des associations de conducteurs automobiles et de motards, et par des particuliers opposés à cette clivante mesure, la juridiction a donné raison à la Ville de Paris dans une décision rendue ce mardi 13 octobre.

Les requérants demandaient à la justice d'annuler l'arrêté du 30 septembre 2024 par lequel l'ancienne maire (PS) de Paris Anne Hidalgo avait institué cette limitation de vitesse. Or le tribunal a retenu que l'élue était compétente pour exercer la police de la circulation sur le boulevard périphérique. "Elle pouvait ainsi légalement, si des circonstances le justifient, y abaisser la vitesse maximale, fixée à 70 km/h par le code de la route, à 50 km/h", rappelle la juridiction, qui relève en outre que l'arrêté a été pris "dans le respect de toutes les consultations obligatoires, et notamment celle du préfet de police, comme le prévoit le code de la route".

"La maire de Paris n'a pas commis d'erreur d'appréciation"

Cet abaissement de la vitesse "avait pour objectif principal de diminuer le nombre d'accidents, en particulier d'utilisateurs de deux-roues motorisés", rappelle également le tribunal administratif de Paris, qui a pris en compte les statistiques faisant apparaître "une diminution sensible de leur nombre" après l'entrée en vigueur de l'arrêté alors que "la vitesse excessive avait été, en 2022 et 2023, à l'origine d'une proportion pouvant aller jusqu'au quart des accidents sur le boulevard périphérique". Les juges ont ainsi estimé que "la maire de Paris n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en décidant d'abaisser la vitesse maximale sur les boulevards périphériques et qu'elle avait opéré une juste conciliation entre la liberté d'aller et venir et les exigences tenant à la sécurité routière".

Pour rappel, la Ville de Paris justifiait aussi cette nouvelle limitation de vitesse par une volonté de réduire les nuisances sonores des véhicules affectant les riverains de l'axe routier urbain (le plus fréquenté d'Europe). Il s'agissait également de réduire la pollution générée par ces mêmes véhicules et d'améliorer ainsi la qualité de l'air. Si certains se montrent sceptiques, une première analyse de l'association Airparif (l'observatoire de la qualité de l'air en Ile-de-France) dévoilée il y a un an, en octobre 2025, avait mis en évidence "une amélioration de la qualité de l'air" (également associée à la mise en place de la voie réservée au covoiturage, aux transports collectifs et aux taxis).

Reste à savoir si les opposants à la mesure feront appel de la décision du tribunal...

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