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II Règles éditoriales 

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Une information fiable et exacte.

• Produire une information de qualité

La confiance du public en l’exactitude et la fiabilité de nos informations est essentielle.

L’Echo d'Ile-de-France s’attache à ne publier que des informations avérées et précises, fondées sur des faits vérifiés, dont l’origine est connue et qui sont présentées de bonne foi. 

Si nécessaire, elles sont accompagnées de la réserve qui s’impose.

La présence d’un journaliste, témoin direct des faits et des propos qu’il rapporte - et qu’il peut enregistrer, photographier ou filmer - est gage de la véracité des informations publiées.

Lorsque les faits ne peuvent pas être constatés directement par le journaliste, celui-ci conduit un travail de vérification et de recoupement, pour délivrer une information fiable. 

Voir annexe 7.

L’Echo d'Ile-de-France s’attache à assurer un suivi des informations publiées, par exemple en cas d’affaire devant la justice ; ainsi une personne poursuivie qui fait l’objet d’un article et qui bénéficie - bien plus tard - d’un non-lieu, fera l’objet d’un autre article annonçant la décision de justice.

• Impartialité et équité 

Par impartialité L’Echo d'Ile-de-France entend assurer un traitement de l’information sans parti-pris, sans préjugé et sans influence des opinions personnelles de ses journalistes. L’Echo d'Ile-de-Frances’engage à recueillir le point de vue de toutes les personnes concernées dans une affaire (principe du contradictoire), afin de présenter les différents aspects d’une situation. 

Lorsqu’une partie, dûment contactée, refuse de s’exprimer, il y a lieu d’en informer le public.

Par ailleurs l’équité ne signifie pas une équivalence, une égalité voire une similitude de traitement de tous les points de vue. En s’engageant à fournir un traitement équitable de l’information L’Echo d'Ile-de-France entend un traitement juste, mentionnant les points de vue principaux sur une affaire ou un sujet.

• Les sources d’information

Le degré de confiance concernant les sources est de la responsabilité des journalistes et des responsables éditoriaux de L’Echo d'Ile-de-France, qui doivent être en mesure d’attester la fiabilité de l’information. 

Constituent des sources d’information régulières, pour L’Echo d'Ile-de-France : les témoins directs d’évènements, les correspondants locaux de presse, les institutions et entreprises locales, départementales ou régionales, les élus, les forces de l’ordre, les magistrats et auxiliaires de justice, les associations, les commerçants, les enseignants, les membres d’organisations politiques ou syndicales, les clubs sportifs, etc.

Il est demandé aux journalistes d’être attentifs à la formulation des informations transmises par des personnes qui n’ont pas pu être authentifiées. Par exemple « un habitant qui dit avoir assisté à la manifestation » et non « un habitant ayant assisté à la manifestation ».

Les journalistes doivent informer les personnes peu familières avec la presse que leurs propos pourront être diffusés, et donc portés à la connaissance d’un large public.

Il convient également de faire preuve de la plus grande rigueur pour transcrire fidèlement les propos tenus par les personnes interviewées : les citations directes ne doivent jamais être modifiées, et les propos rapportés doivent être situés dans leur contexte, et non présentés de façon isolés. 

Le recours à des sources anonymes doit être réservé aux informations que nous ne pouvons obtenir d’autres façons. L’utilisation de sources anonymes doit être l’exception et non la règle. Les journalistes doivent expliquer aussi nettement que possible pourquoi une source ne peut être identifiée (sécurité, nature de ses fonctions…). Il conviendra toutefois de donner une indication de ce qu'elle est ou représente sans permettre son identification, afin d'éclairer les lecteurs sur son lien avec le sujet de l'article.

Pour autant, les journalistes doivent consigner la date, l’heure et le nom de la personne concernée, même si elle n’est pas identifiée dans l’article ou qu’il lui est attribué un nom d’emprunt. 

L’Echo d'Ile-de-France n’autorise pas la relecture d’un article, avant publication, par la personne interviewée ou par une tierce personne, extérieure à la rédaction. 

Toutefois dans certains cas exceptionnels, par exemple si le sujet est extrêmement technique, le rédacteur en chef peut demander à la personne interviewée de valider avant parution la rédaction de certains passages. 

• Droit à l’image 

Toute personne, ayant des droits exclusifs sur sa propre image, peut interdire qu’on la photographie ou que l’on publie une photographie d’elle. 

C’est pourquoi L’Echo d'Ile-de-France demande leur autorisation aux personnes concernées.

Néanmoins, au regard du but légitime d’information du public qu’ils poursuivent, les journaux peuvent publier, sans autorisation, les photographies prises dans des lieux publics (dans la rue, lors d’une foire ou lors d’une manifestation, etc.), les images de personnes impliquées dans des évènements appartenant à l’histoire, ou des prises de vue de choses (immeubles, par exemple) pour autant que l’utilisation de cette image ne cause pas un trouble anormal à son propriétaire.

Lorsqu’une personne transmet une photo ou vidéo à L’Echo d'Ile-de-France, elle est réputée en autoriser la publication.  

Aucune photo d’enfant ne peut être publiée si les deux parents n’ont pas consenti à sa publication. C’est pourquoi L’Echo d'Ile-de-France demande aux responsables, notamment dans les établissements scolaires et centres de loisirs, d’écarter au moment des photos les mineurs dont les deux parents n’ont pas signé d’autorisation.

Dans L’Echo d'Ile-de-France les photos publiées sont créditées, et tout photo-montage expressément mentionné comme tel.

• Traitement des faits divers

L’Echo d'Ile-de-France s’attache à traiter les faits-divers sans tomber dans le voyeurisme, en respectant la dignité de la personne et en faisant preuve de compassion pour les personnes frappées par le malheur. 

C’est pourquoi les photos ne doivent jamais montrer les victimes ni, a fortiori, des parties de corps. 

Les personnes en deuil sont, naturellement, abordées avec tact par les journalistes.

Concernant les suicides : 

• Ils ne doivent en aucun cas et sous aucun prétexte être évoqués, s’il s’agit de mineurs.

• Dans le cas de personnes majeures, le sujet ne doit être traité - avec respect pour la personne disparue et ses proches - que si le drame a eu lieu dans l’espace public ou s’il implique une personnalité publique. 

Dans tous les cas on n’évoquera jamais les moyens utilisés, et l’on communiquera les coordonnées d’organismes d’assistance et de prévention du suicide (par exemple, le 3114, numéro national de prévention du suicide, ouvert 7 j / 7 et 24h/24h, qui assure un appel confidentiel et gratuit avec un professionnel).

De façon générale, L’Echo d'Ile-de-France s’efforce, à l’occasion du traitement d’un fait divers, de publier les coordonnées d’associations ou d’organismes pouvant aider les victimes ou éviter des drames, dans tous les domaines. Chaque rédaction doit donc disposer d’une liste de ces associations avec leurs coordonnées régulièrement mise à jour. 

Voir annexe 8.

Conformément à la loi, L’Echo d'Ile-de-France ne publie pas les origines ethniques des individus, sauf si cette information est pertinente dans le contexte de l’article. 

• S'agissant des mineurs

Il est interdit de diffuser de quelque manière que ce soit des informations relatives à l'identité ou permettant l'identification (photographies, vidéos) d'une personne mineure lorsqu’elle a été victime d’une infraction (article 39bis de la loi de 1881).

Cette interdiction peut notamment empêcher de préciser le nom d'une personne majeure soupçonnée d’avoir commis une infraction sur un mineur lorsque l'un et l'autre sont issus de la même famille.

D'une manière générale, L’Echo d'Ile-de-France s'interdit de diffuser toute photo ou vidéo (en direct ou en différé sur son site Internet ou ses réseaux sociaux) mettant en scène des mineurs dans des situations de violence, qu'elle soit physique, verbale, sexuelle…

D'autre part, l’Ordonnance n° 2019-950 du 11 septembre 2019 portant partie législative du code de la justice pénale des mineurs, interdit également la publication, par tout moyen, de tout texte ou de toute illustration concernant l'identité et la personnalité des mineurs délinquants. Cette interdiction est valable tant pour la relation des faits par les journalistes lorsque ceux-ci en ont connaissance, que dans le cadre d'un compte rendu d'audience judiciaire.

• Utilisation de l’Intelligence Artificielle

Le Conseil de déontologie journalistique et de médiation (CDJM) a publié, en juillet 2023, un document listant quelques « bonnes pratiques » pour faire de l’intelligence artificielle, un outil, et seulement un outil, au service d’une information de qualité. 

C’est sur la base de ce document que nous avons établi les règles que doivent observer les journalistes de L’Echo d'Ile-de-France. Elles sont susceptibles d’évoluer en fonction des développements à venir dans ce domaine et des pratiques qui en dépendent. Les usages retenus sont les suivants :

- la correction orthographique et grammaticale d’un texte avant publication 

- la traduction automatisée de textes à des fins de documentation préalable 

- la génération de propositions de titres optimisés pour le référencement 

- l’aide au repérage et au choix des informations qui circulent sur les réseaux sociaux 

- l’analyse et la synthèse de dossiers complexes lors de recherches préparatoires 

- la vérification d’affirmations (fact checking) 

Les journalistes de L’Echo d'Ile-de-France s'interdisent tout recours à l'intelligence artificielle pour générer des articles d'information, même courts. Ils s’interdisent également d’utiliser des visuels générés par des outils d’IA (photos, dessins, illustrations, vues d’artiste, reconstitutions, sons ou vidéos…) pour illustrer des articles.

Les journalistes de L’Echo d'Ile-de-France ont en revanche la possibilité de recourir à un outil d’IA dont l’utilisation a été validée par leur éditeur ou rédaction en chef, afin de générer le résumé d’un communiqué ou dossier de presse qui leur aura été transmis. Les journalistes vérifient et valident systématiquement les éléments générés avant qu’ils soient éventuellement utilisés dans une publication, c’est-à-dire intégrés à un article qu’ils ont rédigé (sous la forme d’un paragraphe, d’un encadré, d’une légende photo…). Il conviendra alors de mentionner que le contenu a été partiellement produit par un ou plusieurs outils d’IA, en le/les nommant, sur la base d'éléments qui lui/leur ont été soumis.

• Absence de conflits d’intérêt

L’Echo d'Ile-de-France tient à sa réputation d’indépendance et d’intégrité. 

Ses journalistes ont bien sûr, leurs propres vies, loisirs, convictions et croyances en dehors du travail. Il est important que leurs intérêts externes n’entrent pas en conflit avec leur professionnalisme journalistique, et ne compromettent pas l’intégrité éditoriale de L’Echo d'Ile-de-France.

C’est pourquoi les directives suivantes concernent tous les intérêts externes qui pourraient, s’ils n’étaient pas déclarés et viennent à être connus du public, conduire le lecteur à remettre en question l’indépendance de notre travail éditorial :

• Avantages  

Les journalistes ne doivent pas être influencés par des considération commerciales, et ne doivent pas utiliser à titre privé le papier à en-tête du journal ou leur position dans l’entreprise pour obtenir un avantage quelconque, pour eux-mêmes ou pour autrui, dans leurs affaires personnelles ou dans leurs transactions financières.

• Produits commerciaux

Les journalistes ne peuvent recommander des produits commerciaux sans l’autorisation préalable de leur responsable éditorial. 

Conformément à la loi, tout publi-reportage doit être clairement identifié comme tel.

• Intérêts extérieurs 

L’Echo d'Ile-de-France a vocation à traiter, sans parti pris, de l’ensemble de l’information politique et générale, au niveau essentiellement local, départemental et régional. Ce n’est pas un média militant. 

Il convient que les journalistes informent le rédacteur en chef de tout intérêt personnel, politique, philosophique ou financier qui pourrait entrer en conflit avec leur pratique professionnelle, ou qui pourrait être perçu comme tel.

• Liens familiaux

En tant que journal local, L’Echo d'Ile-de-France couvre un secteur géographique limité, ce qui ouvre la possibilité, pour ses journalistes, d’avoir à traiter de sujets concernant des proches. 

Il convient qu’un journaliste n’écrive pas à propos d’un membre de sa famille, d’un conjoint ou de toute personne avec qui il entretient un lien personnel étroit; si la parole de cette personne doit être recueillie dans le cadre d’un article, le journaliste concerné avertit son responsable éditorial, afin que le reportage soit confié à un collègue.

• Déclaration d’intérêts 

L’Echo d'Ile-de-France est une entreprise familiale, indépendante sur le plan capitalistique, qui n’est affiliée à aucune entreprise hors du secteur des médias.

A la fin du présent document, L’Echo d'Ile-de-France fournit un récapitulatif des entreprises avec lesquelles elle a un lien, de propriété ou d’intérêt.

En interne, chaque journaliste déclare tous les liens économiques ou financiers que lui-même ou son conjoint entretient, et qui pourraient conduire à de potentiels conflits d’intérêt. 

Conformément à la convention collective des journalistes, tout journaliste qui souhaite piger pour un autre média doit obtenir de l’éditeur l’autorisation préalable de le faire.

Lire aussi :

Pourquoi ces directives ?
Annexe 1 : Réclamation
Annexe 2 : Droit de réponse
Annexe 3 : modération
Annexe 4 : Prévenir la diffamation et l’injure
Annexe 5 : respecter la présomption d’innocence
Annexe 6 : respecter la vie privée
Annexe 7 : pour une information de qualité
Annexe 8 : informations utiles aux victimes
Annexe 9 : sécurité
Journalism Trust Initiative : Rapport de transparence

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L'Echo Ile-de-France

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