De nouvelles élections auront bien lieu à Noisy-le-Sec
Les électeurs de Noisy-le-Sec vont devoir retourner aux urnes. Le maire (PCF) Olivier Sarrabeyrouse et les élus de sa majorité ont décidé de ne pas faire appel de la décision du tribunal administratif qui, le 30 septembre dernier, a annulé les élections municipales du mois de mars. Résultat : depuis vendredi, la ville n'a plus de maire. Une délégation spéciale, nommée par le préfet, va assurer la gestion des affaires courantes de la commune jusqu'à la tenue des nouvelles élections. Lesquelles doivent être organisées dans les trois mois.
"Nous aurions pu faire appel de cette décision. Mais nous n'avons pas souhaité le faire car Noisy a besoin, le plus vite possible, de reprendre sa marche en avant", justifie le maire dans une vidéo publiée le 30 octobre sur les réseaux sociaux. Olivier Sarrabeyrouse dit ainsi avoir voulu éviter à la ville "un feuilleton juridique de plusieurs mois". Cette "parenthèse" n'est toutefois "pas sans conséquence", regrette l'élu, avec "des projets mis en pause, des dossiers de financement fragilisés, des initiatives annulées...". "Nous aurions pu nous passer de ça", soupire le maire, qui pointe du doigt le recours ayant conduit à l'annulation des élections. Une annulation provoquée par des irrégularités imputées à une liste adverse.
Des signatures en question
La liste d'union de la gauche et des écologistes d'Olivier Sarrabeyrouse l'avait emporté au second tour des élections avec 46,75 % des voix, devant la liste "Noisy au Cœur" (deuxième avec 33,38 % des suffrages exprimés) et les listes (divers et divers droite) "Noisy Unie" et "Sauvons Noisy" (respectivement créditées de 13,35 % et 6,52 % des voix). C'était sans compter sur des irrégularités dans la déclaration de candidature du second tour de la liste "Noisy au Cœur, la Liste Citoyenne", issue de la fusion des listes conduites par le centriste Thomas Franceschini, le socialiste Medy Labidi et Souad Terki (Horizons).
Le tribunal a en effet retenu que cinq membres de cette liste n'auraient pas signé eux-mêmes leur déclaration individuelle de candidature, après avoir constaté "une signature différente de la signature de leur déclaration de candidature au premier tour et de leur pièce d'identité". Même chose pour la mention manuscrite que le code électoral exige des candidats. Le tribunal a ainsi jugé "qu'eu égard à la nature et aux effets de cette irrégularité, sans laquelle la liste n'aurait pas pu participer au second tour de scrutin, ni obtenir sept sièges au conseil municipal après avoir recueilli une part significative des suffrages exprimés, la participation au second tour de cette liste a porté atteinte à la sincérité du scrutin dans son ensemble".



Un colloque sur la « remigration » fait polémique au Plessis-Robinson
