Les nouvelles élections à Noisy-le-Sec remises en question
Coup de théâtre à Noisy-le-Sec. Alors que le maire (PCF) Olivier Sarrabeyrouse et les élus de sa majorité ont décidé de ne pas faire appel de la décision du tribunal administratif, qui avait annulé les dernières élections municipales fin septembre, le nouveau scrutin qui devait logiquement se profiler est remis en question. Car l’élu d’opposition Medy Labidi et les élus de son groupe socialiste, écologiste et citoyen ont, eux, décidé de faire appel de la décision du tribunal administratif en saisissant le Conseil d’État.
Suspensif, cet appel permet à la municipalité de rester en place. Une situation qui ne manque pas de piquant puisque les opposants au maire permettent ainsi à leur adversaire de conserver son siège et leur mandat par la même occasion. Du moins jusqu’à la décision du Conseil d’État… Medy Labidi dont la liste « Une ville ambitieuse et juste » n'était arrivée qu'en cinquième position au premier tour des élections de mars dernier (avec 9,30 % des suffrages exprimés, sous la barre qualificative des 10 %) avant de fusionner au second tour avec les listes divers centre et Horizons de Thomas Franceschini et Souad Terki.
« Nous respectons le résultat des urnes »
« Nous avons décidé de saisir le Conseil d’État pour demander le réexamen de cette décision car nous respectons le résultat des urnes et les votes qui se sont exprimés », a ainsi annoncé Medy Labidi dans un communiqué publié ce mercredi. Outre « le respect de la démocratie et des suffrages des noiséens », l’élu et son groupe expliquent également vouloir « éviter le coût financier d'une nouvelle élection et la charge de son organisation pour l'administration ».
Mais « faire appel ne signifie pas soutenir le maire, mais simplement assurer le respect du vote des noiséens », nuance Medy Labidi. « Nos désaccords avec le maire restent entiers : sécurité, propreté, écoles, commerces, logement, fiscalité et écologie », liste l’élu d’opposition qui, pour autant, avait proposé en mars dernier une union de la gauche à Olivier Sarrabeyrouse. Lequel l'avait refusée.



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