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17 octobre

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La date du 17 octobre 2026, qui a vu une journée de manifestation tourner à l'émeute à Paris et dans plusieurs grandes villes, marquera sans doute notre histoire contemporaine. Par le niveau de violence observé, la sidération engendrée et sans doute par les conséquences de l'événement. Si l'on s'en tient aux faits - des forces […]

La date du 17 octobre 2026, qui a vu une journée de manifestation tourner à l'émeute à Paris et dans plusieurs grandes villes, marquera sans doute notre histoire contemporaine. Par le niveau de violence observé, la sidération engendrée et sans doute par les conséquences de l'événement. Si l'on s'en tient aux faits - des forces de l'ordre souvent débordées - il paraît clair que le nombre de manifestants et celui des black blocs (mouvance révolutionnaire d'ultra gauche) ont été sous-évalués par les services de renseignement. La convergence du mouvement des lycées avec un appel à manifester contre la vie chère, démultipliée par les réseaux sociaux et une forme de renaissance des gilets jaunes, avec des actions violentes initiées dès la matinée, ont vite échappé à tout contrôle. Au-delà de cette défaillance, le gouvernement se voit reprocher une absence de réponse politique au malaise lycéen. Si la diversité des revendications avancées ne permettait sans doute pas des solutions immédiates dans tous les cas, on a bien senti qu'elles exprimaient le sentiment de laissés pour compte auxquels on ne permettrait pas de trouver leur place dans la société. Sans doute l'exécutif actuel paie-t-il des décennies d'aveuglement ou de démagogie conduisant à la dégradation et à l'échec de notre système éducatif, mais le résultat est là. Et si les générations précédentes sont étranglées par la hausse de prix des carburants, cela fait du monde dans la rue. Bien entendu, on peut regretter que le gouvernement Lecornu ne se soit pas montré assez réactif ou n'ait pas trouvé le mot magique pour rassurer, mais la vérité est qu'il se trouve désarmé et décrédibilisé par la proximité de la présidentielle. Dans ce contexte, RN et LFI font leur marché et les autres évitent de proposer des solutions fatalement clivantes. Pour que dans six mois nous puissions faire un choix éclairé, encore faudrait-il que le débat s'engage. Par exemple pour savoir comment on investit dans l'éducation sans toucher aux retraites, ou s'il faut acheter du gazole à Poutine qui financera sa guerre. Lorsqu'on vit dans un monde dominé par des dictateurs, non seulement on a du mal à faire le plein, mais on marche au bord du vide. Un peu de courage ne serait pas inutile.

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