De nouvelles émeutes ce week-end à Paris ?

Des véhicules incendiés le week-end dernier non loin de la place de la République. © FC
Les manifestations du week-end dernier vont connaître un "acte 2" samedi. Le mouvement des gilets jaunes a appelé à une nouvelle mobilisation à Paris et dans toute la France ce week-end, mais aussi le suivant (samedi 31 octobre pour un "acte 3"), avant la grande journée de grève prévue le 5 novembre. Pour ce week-end, 646 mobilisations dont 455 manifestations étaient recensées ce vendredi sur le site 17octobregiletjaune.net. À Paris, d'autres appels au rassemblement ont été lancés par des syndicats et des organisations lycéennes et étudiantes. In fine, une manifestation a été autorisée par la préfecture de police samedi après-midi, entre Bastille et Nation. Mais d'autres, non autorisées, pourraient également avoir lieu…
Comme le week-end dernier, ces manifestations entendent exprimer un ras-le-bol et porter les revendications du plus grand nombre : gilets jaunes, lycéens, étudiants, agriculteurs, soignants, retraités... Mais la crainte des autorités est qu'elles mobilisent aussi et une nouvelle fois des black blocs et autres pilleurs, avec la hantise de revivre le chaos des 17 et 18 octobre. Une crainte partagée par les commerçants durement éprouvés par les émeutes du week-end dernier. Lesquelles ont desservi la cause et le message que souhaitaient passer les manifestants : un coût de la vie qui explose (avec notamment la hausse du prix du carburant), de mauvaises conditions d'enseignement pour certains lycéens et de travail pour de nombreux soignants, la précarité de certains étudiants et retraités... Des revendications légitimes auxquelles aucune réponse concrète, ou du moins satisfaisante, n'a encore été apportée.
Un dispositif de sécurité « massif »
Si le président de la République n'a pas décrété l'état d'urgence réclamé par certains responsables politiques comme le patron des Républicains Bruno Retailleau, "dans le contexte actuel, les préfets prendront les décisions en lien avec les maires pour protéger nos villes, nos bâtiments publics et nos commerces, y compris en allant jusqu'à interdire quand il le faut certains rassemblements et en prenant toute action nécessaire", avait déclaré Emmanuel Macron lors de son allocution du 18 octobre. Ce qui s'est déjà traduit, cette semaine, par la mise en place d'un couvre-feu dans certains périmètres de la capitale. Couvre-feu qui restera d'actualité ce week-end et jusqu'à lundi matin.
Quoi qu'il en soit, le gouvernement n'a plus droit à l'erreur. Le premier ministre a ainsi annoncé un dispositif "massif" avec le déploiement de CRS, d'escadrons de gendarmerie mobile, de policiers de la BAC et des brigades mobiles de la BRAV-M mais aussi d'effectifs de la BRI, du RAID et du GIGN (unités d'élite de la police et de la gendarmerie), et de militaires de l'opération Sentinelle (pour sécuriser des bâtiments publics) ainsi que des hélicoptères, des engins blindés, des canons lanceurs d'eau...


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