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Accusée de « racisme », Valérie Pécresse porte plainte contre Louis Boyard

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Valérie Pécresse, la présidente (LR) de la Région Ile-de-France. © FC/archives

Valérie Pécresse, la présidente (LR) de la Région Ile-de-France. © FC/archives

Entre Valérie Pécresse et Louis Boyard, les hostilités sont ouvertes. La présidente (LR) de la Région n'a pas apprécié les attaques à son encontre lancées par le député (LFI) du Val-de-Marne, en marge du mouvement de blocage des lycées.

"Le problème avec Valérie Pécresse, c'est qu'elle a un mépris pour la jeunesse. Une jeunesse qui se mobilise, pour elle, elle n'est pas légitime. Elle pense que ces lycéens ne veulent pas aller en cours alors que, précisément, ils demandent des profs pour aller en cours", a déclaré Louis Boyard dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux, en marge du mouvement de blocage des lycées. Vidéo dans laquelle le député (LFI) du Val-de-Marne reproche à la présidente (LR) de la Région d'avoir traité des lycéens de "caïds et de voyous" sur ces mêmes réseaux (en référence à un post du groupe de la majorité régionale) et l'accuse de "racisme", de "paternalisme" et de "mépris de classe".

La réaction de la présidente de la Région ne s'est pas fait attendre puisque l'élue a annoncé avoir saisi la justice. "Je n'accepterai pas de me faire impunément traiter de «raciste» par un fraudeur revendiqué et un dealeur assumé", a contre-attaqué Valérie Pécresse sur son compte X. "Mais la vérité, c'est que le mot d'ordre de LFI, c'est «saccage ton lycée», avec le renfort de TikTok où il y a maintenant un challenge du meilleur blocage", a dénoncé l'élue sur LCI. Bilan en Ile-de-France : "60 lycées perturbés, 10 dégradés et surtout 11 élèves et personnels blessés par des tirs de mortier", liste-t-elle sur X, jugeant cette situation "intolérable". Des établissements "où on empêche des lycéens d'aller en cours et c'est ça les priver de chance", a estimé Valérie Pécresse sur LCI.

Louis Boyard est, lui, aligné sur la position de Jean-Luc Mélenchon. Lequel, sur les réseaux sociaux, reproche au gouvernement d'avoir "ordonné la répression" face à des lycéens "inoffensifs". "Cette férocité est irresponsable avec un arrière-goût raciste évident", ajoute le leader de La France insoumise. "Votre accusation de racisme est une insulte", lui a répondu Sébastien Lecornu. "Racialiser un débat sur la sécurité des élèves, c'est ajouter de la division là où un responsable politique devrait chercher à ramener le calme", a également rétorqué le premier ministre.

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