Bientôt un chauffage plus écologique et plus économique à Fontenay-sous-Bois

Le maire Jean-Philippe Gautrais a présenté le projet à Mathieu Lefèvre, le ministre délégué chargé de la Transition écologique, le 14 septembre dernier. © Ville de Fontenay-sous-Bois
La Régie du Chauffage Urbain (RCU) de Fontenay-sous-Bois nourrit un ambitieux objectif : faire passer l'alimentation en énergie renouvelable de son réseau de chaleur d'environ 25 % aujourd'hui à plus de 90 % d'ici 2030, pour atteindre la neutralité carbone à l'horizon 2050 et "répondre aux exigences de l'Accord de Paris sur le climat". Comment ? Grâce au projet Cléa (Chaleur locale, écologique et d'avenir) qui va transformer le réseau de chaleur urbain et lui permettre d'exploiter les ressources "locales, propres et durables" que sont le bois et la géothermie, ce procédé consistant à exploiter l'eau naturellement chauffée dans les nappes souterraines.
Moins d'émissions de CO2
Pour ce faire, le réseau s'appuiera sur une installation de géothermie profonde et sur une nouvelle chaufferie bois, mais aussi sur un smartgrid thermique "destiné à optimiser l'efficacité et la sobriété énergétiques des systèmes", et d'autres équipements innovants. "Avec Cléa, un foyer de quatre personnes ne produira pour son chauffage et son eau chaude que 0,2 tonnes de CO2 par an. Soit un impact divisé par 11 pour le deuxième poste du bilan carbone des ménages après la voiture", souligne la Régie du Chauffage Urbain.
Le projet prévoit en outre le remplacement de 20 % du réseau existant (qui s'étend sur une partie de Fontenay-sous-Bois et quelques rues de Montreuil) et de la totalité des équipements des sous-stations existantes, ainsi qu'une extension Sud-Est du réseau sur 6,4 km sur les secteurs Fontenay-Duruy et de Nogent-sur-Marne, avec la création de 41 sous-stations supplémentaires. Le réseau, qui dessert actuellement 15 000 équivalents-logements, et produit annuellement 115 000 MWh de chaleur, couvrira à terme les besoins de 20 365 équivalents-logements avec une production de 155 000 MWh de chaleur sur les communes de Fontenay-sous-Bois, Montreuil et Nogent-sur-Marne.
Un investissement de 82 millions d'euros
Grâce à ce mix énergétique (énergie décarbonée), Cléa va permettre de renforcer l'autonomie du territoire en matière d'énergie et de réduire "considérablement" sa dépendance aux énergies fossiles et à leurs prix volatiles (soumis à la fluctuation du marché). Le projet entend ainsi "répondre à la crise énergétique actuelle et à son lourd impact financier et social pour l'économie, les collectivités et le pouvoir d'achat des ménages" grâce aux tarifs stables de ses énergies locales et décarbonées.
Avant de permettre la réalisation d'économies, ce projet aura un coût : 82 millions d'euros (hors taxes), financés avec le soutien de partenaires comme l'ADEME (à hauteur de 29,68 millions d'euros via son Fonds chaleur) ou la Métropole du Grand Paris (avec une subvention de 2 millions d'euros de son Fonds Energie).


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